C’était un 3 décembre…

312 : mort de l’empereur romain Dioclétien. Il réforma profondément l’Empire, économiquement et militairement, lui permettant de perdurer. Païen résolu, il est surtout connu pour la dernière et la plus sanglante persécution officielle du christianisme sous Rome, qui dura de 303 à 311.
Quatre édits universels furent promulgués en 303 :
– Les églises et les livres sacrés doivent être brûlés.
– Les évêques sont emprisonnés et les chrétiens qui occupent des fonctions officielles sont radiés, les esclaves ne peuvent plus être affranchis.
– Les esclaves qui renient le christianisme doivent être libérés.
– La peine de mort est appliquée contre tous ceux qui refusent les sacrifices aux divinités païennes.
En dépit de ces mesures extrêmes et des nombreux martyrs, surtout en Orient, le christianisme tiendra bon.

1394 : édit d’expulsion des juifs hors de France (le septième depuis Childebert, fils de Clovis). Magnanime, le roi Charles VI leur donne quarante-cinq jours pour quitter le royaume après avoir vendu leurs biens.

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C’était un… 27 novembre

511 : mort de Clovis Ier, que l’on peut considérer comme fondateur du royaume de France, union de la Gaule romanisée, de la monarchie franque et du catholicisme.
Il est enterré dans l’église Sainte-Geneviève, à Paris.

1095 : depuis Clermont, le Pape Urbain II appelle à la première Croisade. Voir notre article ici.

1830 : la médaille miraculeuse. Sœur Catherine Labouré, membre de la congrégation des Filles de la Charité, recueillie dans la chapelle du 140 de la rue du Bac à Paris, est gratifiée d’une nouvelle apparition de la Sainte Vierge. Après que celle-ci eut évoqué les grâces qu’elle « répand sur les personnes qui les [lui] demandent », et celles qu’on ne lui demande pas, se dessine autour de la mère du Christ une sorte de tableau ovale à l’intérieur duquel Catherine voit apparaître en lettres d’or : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours  à vous ». La sainte Vierge demande ensuite que soit frappé une médaille, telle qu’elle la fait voir. C’est la fameuse « médaille miraculeuse », que l’on trouve facilement et à petit prix, fréquemment portée par les catholiques.

[Détails ici]

1942 : les troupes allemandes s’emparent de Toulon.
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C’était un 22 novembre…

Gamins alsaciens attendant les troupes françaises à Strasbourg

1918 : Après la signature de l’armistice à Rethondes, entrée des troupes françaises à Strasbourg, après près de 50 ans d’occupation allemande. Elles étaient arrivées en Alsace le 16. Les « provinces perdues » fêtent leur retour à la mère-patrie.
Concernant la dureté de l’occupation allemande (probablement plus dure pour les régions françaises touchées que celle de la 2e Guerre), on peut lire les atrocités allemandes, de John Horne et Alan Kramer.

1946 : les journalistes Pierre-Antoine Cousteau (livres et bio ici) et Lucien Rebatet (livres et bio ici) sont condamnés à mort (ils seront graciés, puis élargis dix ans plus tard).

1963 : mort à Hollywood du romancier et essayiste anglais Aldous Huxley, auteur du Meilleur des mondes.

1963 : le président John F. Kennedy est assassiné à Dallas (Texas) par Lee Harvey Oswald, depuis la fenêtre d’un dépôt de livres.
En réalité, les tueurs sont multiples.
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C’était un 21 novembre : mort de Pierre Gaxotte

En effet, le 21 novembre 1982 s’éteignait, à l’âge de 87 ans, ce célèbre journaliste et historien français. Il avait été élu à l’Académie française en 1953.

Pierre Gaxotte "Le Nouvel ingénu" | INA

Jeune homme brillant (normalien, reçu premier à l’agrégation d’histoire-géographie) et droit, il s’engagea naturellement dans la droite nationaliste et devint à 22 ans le secrétaire de nuit de Charles Maurras en remplacement d’un de ses camarades d’études. Il contribua dès lors régulièrement à L’Action française.

Parallèlement à sa carrière de professeur, Fayard lui confia la direction du journal Candide, puis celle de Je suis partout (1930).

Comme Maurras et beaucoup d’autres, il conjugue nationalisme français et hostilité à Hitler et par exemple, le , il réagit dans Je suis partout à l’accession au pouvoir de ce dernier : « Le Troisième Reich est une menace pour la France : soyons forts, prenons nos précautions, armons-nous. Mais n’injurions pas. Tous ces messieurs de la gauche prolongent sur le plan extérieur leurs haines de partisans. »
Pendant la guerre, il se garda toutefois de tout engagement en faveur de la contrerévolution que fut la Révolution nationale du Maréchal Pétain.
Après la Libération, il abandonna son militantisme politique et devint éditorialiste au Figaro.
Dès lors, il se consacra essentiellement à la rédaction de travaux historiques (déjà bien commencés avant-guerre), et c’est ce qui peut nous intéresser aujourd’hui.
Ses livres d’histoire sont assez bons, ce qui est à retenir, tant les mauvais ouvrages abondent.
Citons en particulier La Révolution française et Le Siècle de Louis XV, ouvrages fameux et utiles dans lesquels il propose une vision critique de la Révolution en même temps qu’il entreprend une réhabilitation de Louis XV, alors très décrié. On peut retrouver divers de ses livres ici. Petite mise en garde sur son Histoire des Français, où il manque de rigueur et de précision dans son approche des questions ethniques et raciales.

On peut retrouver ici un rare entretien filmé avec Gaxotte à propos de Louis XV.

Merci à Henri

C’était un 18 novembre…

L’amiral Koltchak, au centre, inspectant des troupes. DR

1918 : coup d’État à Omsk qui porte au pouvoir, contre sa volonté, l’amiral Koltchak, élu Régent de Russie et chef suprême des armées blanches, fonction fictive qu’il ne pourra jamais exercer. Dans le Sud, le général Denikine reconnaîtra son autorité le 30 mai 1919.

1936 : mort de Roger Salengro, né en 1890, politicard socialiste et franc-maçon. De nombreuses rues et avenues portent son nom.

Il devint ministre de l’Intérieur sous le très néfaste Léon Blum.
C’est Salengro, ce corrompu, qui a totalitairement dissous les puissantes « Ligues » patriotiques en 1936, portant un rude coup au camp national et donc à la France.
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C’était un 16 novembre

1793 : à Nantes, l’infâme Carrier fait noyer 90 prêtres réfractaires dans la Loire.
Mandaté par la Convention nationale pour briser la révolte vendéenne par tous les moyens, Jean-Baptiste Carrier invente la noyade en masse et met au point la « déportation verticale » dans le fleuve, l’objectif étant d’éliminer rapidement et à moindres frais des condamnés trop nombreux…
Pour se faire la main, l’envoyé de Paris commence avec 90 prêtres réfractaires (c’est-à-dire ayant refusé de signer la Constitution civile du clergé) emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain ». Lire la suite ici. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire.

1937 : dans la nuit du 15 au 16 novembre, le CSAR (Comité secret d’action révolutionnaire), surnommé péjorativement par Maurras « la Cagoule », mais originellement nommé l’OSARN (Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale), mobilise secrètement ses effectifs en région parisienne, les tenant prêts à intervenir, dissimulés à côté de différents dépôts d’armes.
S’appuyant sur des notes du 2e Bureau, ils attendent un coup d’Etat communiste pour la nuit et sont prêts à le contrer.

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4 novembre 1956 : intervention soviétique à Budapest

Tout d’abord, rappelons que le 23 octobre 1956 avait commencé une insurrection pacifique.
Ce jour-là avait débuté par une manifestation pacifique d’étudiants, avant que les communistes ne tirent sur la foule.
L’information selon laquelle des manifestants avaient été tués s’était répandue rapidement et des émeutes avaient éclaté dans toute la capitale.

Après quoi la révolte s’était étendue rapidement en Hongrie et avait entraîné la chute du gouvernement et le départ du chef local du Parti communiste Matthias Rakosi (né Rosenfeld).
Des milliers de personnes s’étaient organisées en milices pour affronter l’Autorité de protection de l’État (ÁVH) et les troupes soviétiques.

Ce jour du 4 novembre, donc, les chars soviétiques entrent à Budapest, après que le nouveau gouvernement – amené par la révolte populaire spontanée débutée 11 jours plus tôt contre la tyrannie communiste – a fait savoir qu’il voulait quitter le Pacte de Varsovie.
L’aviation et l’artillerie rouges bombardent des poches de résistance ou supposées telles.

Avec le soutien tacite des démocraties occidentales, l’URSS va écraser l’insurrection dans le sang et entamer une sévère répression.

Un petit documentaire pas mal fait, contenant des images d’archives :

Source : hungarianambiance.com

C’était un 1er novembre…

1347 : la peste arrive à Marseille. Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu’il est porteur de la peste… L’épidémie va se développer dans toute l’Europe et tuer en quelques mois jusqu’à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgira par épisodes ici ou là.
En quatre ans, 25 à 40 millions d’Européens vont mourir de la «Grande Peste» ou «Peste noire».

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C’était un 30 octobre 1873 : la « querelle du drapeau »

Dans le cadre de « la querelle du drapeau », le quotidien L’Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart comme l’héritier du trône de France et bénéficiant d’une Assemblée nationale alors majoritairement royaliste), dans laquelle il explique qu’il refuse le pouvoir qu’on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime « de la Révolution ».

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28 octobre 1904 : l’« affaire des fiches » éclate

Le scandale éclate à la Chambre : depuis 1901, un proche collaborateur du général André (ministre de la Guerre) soumettait toutes les nominations d’officier à l’approbation du Grand Orient, la plus importante obédience maçonnique.

Les membres de cette puissante secte établissaient des fiches sur tous les officiers possibles (les classant « républicains » ou « cléricaux » notamment) avant de les remonter au ministère de la Guerre.

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C’était un 26 octobre…

1918 : arrivée à Paris du « colonel » Edward Mandell House, éminence grise du président américain Woodrow Wilson.
Homme des puissances secrètes et d’argent, c’est lui qui rédigera l’essentiel des traités de paix.
De son véritable nom Mendel-Haus, ce maçon illuministe, membre éminent de la Round Table, tenait largement son influence des banquiers Paule et Félix Warburg, Otto H. Kahn, Louis Warburg, Henry Morgenthau, etc.

Ramiro Ledesma Ramos — Wikipédia1936 : mort de Ramiro Ledesma Ramos, considéré comme l’un des cofondateurs de la Phalange espagnole, assassiné par les Rouges.
En fait, il fonde, au début de 1931, las JONS (Juntas offensivas nacional syndicalista – Juntes d’offensive nationale-syndicaliste), qui fusionneront avec la Phalange de Jose-Antonio Primo de Rivera en mars 1934.

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16 octobre… 1730 : mort d’Antoine de Lamothe-Cadillac

Fondateur en 1701 de la ville de Détroit (Michigan), gouverneur de la Louisiane de 1713 à 1716, et gouverneur de la ville de Castelsarrasin de 1722 à 1730, Antoine Laumet, dit Antoine de Lamothe-Cadillac, est une personnalité importante mais controversée de la Nouvelle-France.

Né en 1658, il mène une vie d’aventure outre-Atlantique, où son ascension sociale lui vaut soutiens autant qu’inimitiés.
Il débarque en Acadie en 1683 et connaît alors un destin extraordinaire.
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13 octobre 1917 : à Fatima, le miracle de la « danse du soleil »

[Livres sur Fatima ici]

Le 13 octobre 1917, dans la campagne portugaise, 70 000 personnes assistaient médusées à l’un des plus grands miracles du XXe siècle.

Ce jour-là, environ 70 000 personnes, provenant de toutes les régions du Portugal, se rassemblent à la « Cova da Iria » (champ près de la localité de Fatima). Depuis plusieurs semaines circule la nouvelle de l’apparition de la « Dame » et du miracle qu’elle a promis d’accomplir. Au milieu de citoyens ordinaires se trouvent aussi des nobles, des ingénieurs, des médecins, des notaires et, évidemment, des journalistes et des photographes.

Du ciel, complètement couvert par les nuages, tombe une pluie incessante. François, Jacinthe et Lucie (les trois petits bergers auxquels la Vierge apparait depuis 5 mois) arrivent, accompagnés de leur famille.
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C’était un 11 octobre…

• 1944 : à Moscou, Churchill et son ministre des Affaires étrangères Eden acceptent au nom du gouvernement anglais de « rapatrier » de force plusieurs centaines de milliers de Russes dont Staline exige le retour en URSS.
Dès le mois suivant, un premier contingent de 10 200 hommes, femmes et enfants est embarqué à Liverpool pour Mourmansk. Début mars 1945, ils seront tous abattus d’une balle dans la nuque.

10 octobre 1945 : Joseph Darnand est fusillé

Véritable héros des deux guerres (1), militant nationaliste (Action Française, Croix-de-Feu, PPF, la « Cagoule »), il est surtout connu pour son action au service du Maréchal Pétain et de la Révolution nationale, à la tête du Service d’Ordre Légionnaire (SOL) puis de la Milice française (2), et comme secrétaire général au maintien de l’ordre et secrétaire d’État à l’Intérieur à Vichy.

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