Messe de l’Épiphanie – textes et commentaires

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos ancêtres).

« Cette fête se célébrait en Orient dès le IIIe siècle et elle pénétra en Occident vers la fin du IVe siècle. – Le mot « Épiphanie » signifie : manifestation. Comme à Noël, c’est le mystère d’un Dieu qui se rend visible : mais ce n’est plus aux Juifs seulement qu’il se montre : « c’est aux Gentils qu’en ce jour Dieu révèle son Fils par l’apparition d’une étoile. » (Or.) – Et Isaïe aperçoit l’Église figurée par Jérusalem où « afflue la multitude des Gentils qui viennent de loin en apportant de l’or et de l’encens » (Ép.), c’est-à-dire leur amour et leur religion. L’Évangile montre la réalisation de cette prophétie. »

Dom G. Lefebvre

 

COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

[note : dom Guéranger fait d’abord une longue présentation historique et théologique de cette fête. Pour aller directement aux textes de la messe commentés, descendre jusqu’à la partie intitulée « A LA MESSE »]

« La Fête de l’Épiphanie est la suite du mystère de Noël ; mais elle se présente, sur le Cycle chrétien, avec une grandeur qui lui est propre. Son nom qui signifie Manifestation, indique assez qu’elle est destinée à honorer l’apparition d’un Dieu au milieu des hommes !

Continuer la lecture de « Messe de l’Épiphanie – textes et commentaires »

L’extrême-gauche multiplie les profanations de tombes et monuments (Jean-Marie Le Pen, Brasillach, Barrès…)

Ces dernières semaines, l’extrême-gauche, encouragée par la percée politique de LFI aux dernières législatives et toujours choyée par les médias, multiplie les actions ignobles, notamment l’atteinte aux morts.

Après le saccage de la tombe de Jean-Marie Le Pen, avec sa belle croix celtique cassée, fin janvier, la vermine antifa s’en est pris à la tombe de l’écrivain nationaliste fusillé à 35 ans, Robert Brasillach, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort :

Et on apprend maintenant que, au jour anniversaire de la mort du grand écrivain nationaliste Maurice Barrès, le monument à sa mémoire situé dans sa patrie à Sion-Vaudémont, a été grossièrement souillé par les antifas :

Cette engeance montre bien là, pour ceux qui en doutaient, qu’elle est la lie de l’humanité.

C’était un 7 janvier…

1886 : le général Boulanger devient ministre de la Guerre. Il le demeure jusqu’au 30 mai 1887, cristallisant sur son nom les activistes à la fois républicains, communards et nationalistes. (Émission sur Boulanger ici).

1893 : dans La Cocarde, Edouard Drumont révèle que 104 députés républicains (les « chéquards ») ont été achetés par la compagnie du canal de Panama pour l’obtention du contrat de perçage. Énorme scandale. Brillant discours à l’Assemblée de Maurice Barrès. Mais seuls Ferdinand de Lesseps et son fils Charles seront condamnés pour corruption.

1944 : mort à 10h50 d’Eugène Deloncle, abattu par des policiers français au service du SD allemand, à son domicile.
Polytechnicien, ancien combattant (Légion d’honneur en 1915) et père de « La Cagoule », il venait de fonder le Mouvement Social Révolutionnaire.
Pour découvrir la Cagoule, on lira avec profit l’article paru dans le n°8 de la revue L’Héritage.

Source

C’était un 5 janvier…

Charles d’Orléans recevant hommage d’un vassal. Lettrine ornée, xve siècle, Paris

1465 : mort de Charles d’Orléans à Amboise.
Ce prince de France – fils du frère du roi –, capturé lors de la bataille désastreuse d’Azincourt, en 1415, demeura prisonnier des Anglais durant 25 ans.
C’est pour charmer l’ennui de sa captivité qu’il devint poète, cultivant la galanterie raffinée sous une pointe de mélancolie.
Libéré en 1440, il entreprit de conquérir le Milanais, qu’il tenait de droit par sa mère, mais ne put se rendre maître que du comté d’Asti. Il s’établit alors à Blois, où il tint une cour lettrée.
Il laisse une centaine de ballades, autant de chansons, et environ 400 rondeaux.
« Été revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
… Mais vous, Hiver, trop êtes, plein
De neige, vent, pluie et grésil
… Hiver, vous n’êtes qu’un vilain ! »

En fin d’article retrouvez sa fameuse Complainte de France.

1945 : bombardement de Royan.
Continuer la lecture de « C’était un 5 janvier… »

Messe de ce dimanche : le Très Saint Nom de Jésus (textes et commentaires)

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le suivaient nos ancêtres).

« « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche… Frères, sachez-le, il n’est aucun autre nom parmi ceux qui ont été donnés aux hommes, qui doive nous sauver. » (S. Pierre, à Matines et dans l’épître de la messe).
Le nom de Jésus signifie Sauveur ; il n’y a en effet de salut qu’en lui.
La messe et les vêpres célèbrent tout ensemble la sainteté, la puissance et la douceur du nom de Jésus. Objet de l’amour des chrétiens, le nom de Jésus est pour eux d’une douceur incomparable ; mais pour chacun des chrétiens comme pour tous les hommes, il reste »le nom saint et redoutable », « le nom qui est au-dessus de tout nom », parce que celui qui le porte est le Dieu trois fois saint en même temps que le Sauveur du monde. »

Dom G. Lefebvre

COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres)

[note : dom Guéranger fait d’abord une longue présentation historique et théologique de cette fête. Pour aller directement aux textes de la messe commentés, descendre jusqu’à la partie intitulée « A LA MESSE »]

Le deuxième Dimanche après l’Épiphanie, qui rappelle le festin des noces de Cana, fut d’abord choisi pour célébrer cette fête. C’est au jour nuptial que le nom de l’Époux devient propre à l’Épouse : ce nom désormais témoignera qu’elle est à lui. L’Église, voulant honorer d’un culte spécial un nom pour elle si précieux, en unissait donc le souvenir à celui des Noces divines. Aujourd’hui, elle rapproche de l’anniversaire même du jour où il fut donné, huit jours après sa naissance, la célébration de ce Nom auguste, et laisse à la commémoration des Noces sacrées le Dimanche dont de tout temps cette commémoration fut la gloire.

Continuer la lecture de « Messe de ce dimanche : le Très Saint Nom de Jésus (textes et commentaires) »

C’était un 3 janvier : mort de Sainte Geneviève

Sainte Geneviève*, née à Nanterre en 423 (et décédée en 512), voue très jeune sa virginité à Dieu.

Elle est très vite remarquée par saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes, qui passent par Nanterre en 429 (elle n’a que six ans), à l’occasion de leur voyage vers la province romaine de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle).
Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès ses seize ans.
De son père, franc, dont elle est la fille unique, elle a une charge de membre du conseil municipal de Paris.

Lors du siège de Paris par les Huns, en 451, elle convainc, aidée par sa grande force de caractère, les Parisiens de ne pas abandonner la ville (leur sauvant probablement la vie car toute fuite aurait été très périlleuse) :

« Que les hommes fuient s’ils veulent, et s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous, les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

De fait, Attila (pressé d’en découdre avec les Wisigoths, en Aquitaine) finit par épargner Paris.
Continuer la lecture de « C’était un 3 janvier : mort de Sainte Geneviève »

C’était un 2 janvier… 1492 : fin de la Reconquista

La capitulation de Grenade, par Francisco Pradilla y Ortiz : Boabdil remettant les clès de Grenade à Ferdinand II d’Aragon, et Isabelle Ire de Castille.

Ce jour-là, la reprise de la ville de Grenade, en Andalousie, marque la fin officielle de la Reconquista, grâce à l’aide de nombreux chevaliers gascons.
La péninsule ibérique est entièrement libérée du joug mahométan après 880 ans de guerre.

Grenade était le dernier bastion musulman mais, deux ans avant à peine, ce royaume s’étendait de la Sierra à la mer.
Si les occupants avaient été plus malins, ils auraient inventé l’expression « vivre-ensemble » pour justifier leur invasion et leur présence…

Carte chronologique de la Reconquista :
Continuer la lecture de « C’était un 2 janvier… 1492 : fin de la Reconquista »

Messe du Dimanche dans l’Octave de la Nativité (textes et commentaires)

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel, tel que le connaissaient nos ancêtres).

« « Nul n’est esclave, mais fils, et s’il est fils il est aussi héritier, par la grâce de Dieu » (Ép.). Voilà toute la portée de la venue du Christ en ce monde, dans le silence de la nuit où nous étions plongés (Intr.).
Reste à accueillir dans notre vie, comme Siméon et Anne l’ont accueilli dans le Temple, celui que chacun, pour son salut ou pour sa perte, accueille ou rejette, véritable « signe de contradiction » (Év.). »

Dom G. Lefebvre


COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER

(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres) :

« Nous avons démontré plus haut que la Nativité du Sauveur s’est opérée le jour du Dimanche, qui est celui où Dieu créa la lumière. Ce sera aussi le Dimanche que nous verrons le Christ ressusciter. Ce premier jour de la création, qui est, en même temps, le premier jour de la semaine, était consacré au Soleil chez les peuples anciens ; il est devenu sacré à jamais par le double lever du Soleil de justice : Noël et Pâques le réclament tour à tour.
Continuer la lecture de « Messe du Dimanche dans l’Octave de la Nativité (textes et commentaires) »

Noël : messe de minuit (textes et commentaires)

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à cette fête (rite catholique traditionnel). Pour les autres textes des messes (il y en a plusieurs) et offices de Noël avec leur commentaire, voir ici.

« La messe de minuit rappelle plus spécialement la naissance temporelle de Jésus dans son avènement de grâce : « Marie mit au monde son Fils premier-né. » (Év.)  Elle parle toutefois aussi de la naissance éternelle du Verbe « engendré dès avant l’aurore des temps » (Grad. et Comm.) et qui se manifestera à tous les élus lorsque, à la fin du monde, aura lieu « l’apparition glorieuse de notre grand Dieu » (Ép.). Elle rappelle enfin la naissance spirituelle de Jésus dans nos âmes qui se manifeste par l’exercice des vertus : « soyons zélés pour les bonnes œuvres » (Ép.), « afin de ressembler à Jésus en qui la nature humaine est unie à la nature divine ». (Secr.) Naissons à la vie divine sur terre, en participant « au saint mystère de la Nativité de Notre-Seigneur » afin de jouir de  sa vie éternelle au ciel. (Or., Post.) »

Dom G. Lefebvre

COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(extrait de l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres) :

« A LA MESSE DE MINUIT.

Il est temps, maintenant, d’offrir le grand Sacrifice, et d’appeler l’Emmanuel : lui seul peut acquitter dignement envers son Père la dette de reconnaissance du genre humain. Sur notre autel, comme au sein de la crèche, il intercédera pour nous ; nous l’approcherons avec amour, et il se donnera à nous.

Continuer la lecture de « Noël : messe de minuit (textes et commentaires) »

En France, la naïveté de certaines femmes se paie cher

Une anecdote révélatrice, parmi toutes celles qui sont exposées chaque semaine en France envahie avec la complicité de l’Etat :

« Un Tunisien de 28 ans en situation irrégulière est suspecté d’avoir violé une femme au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). La victime présumée a été retrouvée en culotte et ligotée sur un trottoir par des ambulanciers jeudi 19 décembre. Elle leur avait expliqué qu’elle avait recueilli un sans-abri pour la nuit, selon une source proche du dossier. » (source)

 

Arte en flagrant délit de tentative de manipulation sous couvert de « débunkage »

Les gauchistes d’Arte essayent de contrer une information qui est donnée sur le régime de retraite des anciens cheminots de la SNCF.
Regardez ce qu’essaye de faire croire le texte de leur message (et la video éventuellement)

Cette journaliste qui prétend contrôler les informations hasardeuses ne peut que reformuler la réalité :
– Non, les retraités de la SNCF n’ont pas de « privilèges », mais des « avantages spéciaux ». Pas pareil.
– Non, nos impôts ne financent pas 60% de leurs pensions, c’est l’Etat qui le fait, nuance.
Merci Arte !

C’était un 24 décembre…

1800 : attentat de la rue Saint Nicaise contre Bonaparte. Trois chouans acharnés ont fait sauter un baril de poudre à son passage dans cette rue parisienne. Il y aura des victimes mais le consul s’en sortira indemne.

duel1892 : le duel entre le sinistre Clemenceau et le leader nationaliste Paul Déroulède – épisode du scandale de Panama – se déroule sur le champ de course de Saint Ouen, en présence de 300 personnes. Six balles sont échangées, sans résultat. Six mois plus tard, le funeste politicien franc-maçon Clemenceau perd son siège de député du Var.

1894: le socialiste Jean Jaurès est expulsé de la Chambre des députés pour antisémitisme. On lui reproche d’avoir dénoncé à la tribune « la bande cosmopolite » et d’avoir raillé « les foudres de Jéhovah maniées par M. Joseph Reinach ».

1923 : à Paris, l’anarchiste Germaine Berton est acquittée pour l’assassinat de Marius Plateau, chef des Camelots du roi, alors même qu’elle a avoué et reconnu qu’elle l’avait abattu dans son bureau.

1942 : à Alger, assassinat de l’amiral Darlan – le dauphin du Maréchal Pétain – qui était alors Haut-commissaire pour la France en Afrique « au nom du Maréchal empêché », du côté des Alliés, par le jeune Fernand Bonnier de La Chapelle, dont le bras avait été armé par un groupe d’activistes partisans du comte de Paris.
Continuer la lecture de « C’était un 24 décembre… »

C’était un 23 décembre…

L’Assassinat du duc de Guise, par Paul Delaroche, musée Condé (1834). (luminosité modifiée)

1588 : Henri III fait assassiner le duc de Guise, chef de la Ligue catholique et qui l’avait pratiquement renversé le 12 mai 1588, lors de la Journée des Barricades.
Percé de plusieurs coups de poignards, sans pouvoir mettre la main à l’épée, le duc de Guise, que le roi avait pourtant nommé, le 4 août, lieutenant-général du Royaume, expira en disant : « Mon Dieu, ayez pitié de moi ! »
Dès qu’il fut mort, le roi descendit dans la chambre de la reine-mère et lui dit ce qui venait d’être fait.
« Je ne sais, lui dit-elle, si vous en avez bien prévu les suites ».
D’un courage extrême, ce grand catholique avait sauvé Paris des mercenaires protestants allemands, en les battant à Dormans, en octobre 1575. C’est là, que blessé d’un coup d’épée, il avait reçu le surnom de Balafré.
Continuer la lecture de « C’était un 23 décembre… »

4e Dimanche de l’Avent (textes et commentaires)

Nous vous proposons une présentation des textes liturgiques propres à ce dimanche (rite catholique traditionnel).

St Jean le Baptiste prêchant et annonçant le Christ

COMMENTAIRE DE DOM GUÉRANGER
(dans l’Année liturgiquedisponible ici avec ses autres livres) :

« Nous voici entrés dans la Semaine qui précède immédiatement la Naissance du Messie : dans sept jours au plus tard, il viendra ; et selon la longueur du temps de l’Avent, laquelle varie chaque année, il se peut que l’Avènement tant désiré ait lieu dans six jours, dans trois jours, demain même. L’Église compte les heures d’attente ; elle veille jour et nuit, et ses Offices ont pris une solennité inaccoutumée depuis le 17 décembre.
Continuer la lecture de « 4e Dimanche de l’Avent (textes et commentaires) »